Mar 17 • 25M

[Podcast] Épisode #4 - Les startups industrielles en souffrance ? Entretien avec Agnès Pannier-Runacher

Les licornes ont le vent en poupe, tandis que les startups industrielles préfèrent régulièrement s'exporter à l'étranger, à la recherche d'investisseurs patients.

 
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Bienvenue sur le podcast indépendant #Industry4Good, proposé par Aurélien Gohier.  Le mouvement indépendant #Industry4Good a été lancé à l'été 2020, sur Substack, sous forme de newsletter (presque) mensuelle (totalement) gratuite.  Trois raisons principales au lancement du podcast : la simple volonté de vous proposer un format différent de l'écrit, l'envie de développer un éditorial audio parallèle à la newsletter, aller plus loin dans les échanges avec les personnalités et expert.e.s qui m'accordent leur confiance. Pourquoi cette industrie a-t-elle si mauvaise presse ? La représentation très taylorienne dans l’esprit commun d’une industrie sale, polluante, froide, métallique et souvent peu rémunératrice est-elle méritée ? L’idée d’une industrie décroissante est-elle dangereuse ? Est-il piégeux de penser qu’une désindustrialisation serait opportune face aux enjeux environnementaux majeurs auxquels notre planète fait face ? L’Industrie du futur est souvent critiquée parce qu’elle cristalliserait, selon ses détracteurs et au-delà de son potentiel économique et technologique, l’idée-même d’une croissance malpropre. Aucune démarche n’est 100% #Industry4Good, au même que #Tech4Good. Un industriel peut penser bien faire, ou mieux faire. Sa démarche n’en sera pas pour autant 100% louable et 0% critiquable à court, moyen ou pire, long terme. Je ne suis pas un idéaliste, juste un passionné du sujet. Crédits sonores : musique utilisée dans le générique du podcast : Zebra, pour le Groupe PSA. Bande son issue de cette vidéo :  « De la bobine de tôle au premier tour de clé - Peugeot 3008 ». La musique a été réalisée en 2012 uniquement sur la base des bruits de l'usine de 3008 de Sochaux.
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Dans la dernière édition de la newsletter nous décryptions pourquoi l’absence relative d’intérêt des investisseurs pour les startups industrielles était préoccupante à bien des égards.

#Industry4Good
Startup nation : pourquoi le digital ne suffira pas
Récemment, on se félicite en France de voir s’allonger notre liste de licornes, ces startups technologiques dont la valorisation a atteint le milliard d’euros. Les startups industrielles peinent à attirer les investisseurs, alors que le génie industriel est une clé (voire tout le trousseau) vers un avenir mieux bâti…
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Financer des solutions numériques innovantes, c’est super, c’est rapide, ça rapporte gros. Mais une app n’a jamais permis d’approvisionner puis de transformer les matériaux nécessaires à la construction d’une Tesla Model S. Une app ne nous permettra pas non plus de faire face à la crise énergétique, ni à celle des semi-conducteurs, encore moins au besoin de curare ou de respirateurs. Une app ne recyclera pas vos vêtements en polyester, et ne diminuera pas le poids écologique du domaine aérien. Qu’on le veuille ou non, ça, c’est le job des industriels.

Loin de moi l’idée de relancer l’éternelle guéguerre entre économies du tangible et de l’intangible, déjà évoquée sur le podcast, mais le fait que seulement 10 % des startups répertoriées FrenchTech aient un modèle économique de type manufacturier doit nous préoccuper. Comme le précisait Pierre Veltz, sociologue et économiste, lors d’une vidéo conjointement publiée, « L'ADN de l'industrie, c'est l'efficacité, c’est croître de la façon la plus efficace. » En somme, produire mieux avec moins. Ça ne règle en rien notre besoin de davantage de sobriété, mais c’est plus qu’un début.

On parle beaucoup de « finance verte » aujourd’hui, mais le rôle des investisseurs dans la promotion permanente et massive du génie industriel comme clé de soutenabilité est tristement sous-coté. Le génie industriel, si on cesse de l’exploiter comme des ingrats écologiques à des fins basico-basiques d’enrichissement, est le ciment d’un avenir mieux bâti. Ou bâti tout court.

Hasard du calendrier ou pas, alors que nous finissions la rédaction de la newsletter sur les limites palpables d’une startup nation toute numérique, Cédric O et Agnès Pannier-Runacher annonçaient conjointement en janvier la mise à disposition d’une enveloppe de 2,3 milliards d’euros (rien que ça) dédiée au financement et à l’accélération des startups industrielles.

Nous avons donc proposé à Madame la Ministre déléguée à l’industrie un échange podcastique libre pour aborder les questions suivantes :

  1. Pourquoi assistons-nous à un gain d’intérêt actuellement majeur pour les sujets industriels, que ce soit du côté des médias ou du côté de nos concitoyens ?

  2. D’où viennent les 2,3 milliards ? A-t-on une visibilité sur comment ils seront injectés dans la R&D de nos TPE ?

  3. Quelle est l’histoire, la genèse de ces fonds ? Quel est l'impact escompté sur notre société, notre économie et sur nos capacités d’innovation ?

  4. Qu'allez-vous faire pour permettre aux TPE innovantes de s'industrialiser en France ? Comment faire pour inciter les investisseurs à soutenir ces projets souvent perçus comme plus risqués et peu rentables ?

  5. Nous enregistrons cet épisode au lendemain de la journée internationale des droits des femmes. Qu’avez-vous à leur dire ?

Un immense merci à Agnès Pannier-Runacher pour son invitation au Ministère de l’Économie et des Finances malgré un contexte politico-médiatique particulièrement compliqué, ainsi que pour sa disponibilité.

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